Embouteillage et journée locale

Bon, c’est la campagne ici, alors vous vous doutez qu’il ne s’agit pas d’un embouteillage routier de grande ville ou de banlieue. Nous avons passé la matinée à mettre en bouteille, ou plutôt en pot (mais empotage ça ne sonnait pas très bien), le beurre de pomme – si quelqu’un a une meilleure traduction/expression nous sommes preneurs !
Une machine mesure la quantité exacte de « beurre » à envoyer dans un pot, puis nous devons taper/tapoter (onomatopée japonaise : « tonn tonn ») le pot dans notre main pour chasser les bulles d’air coincées à l’intérieur, c’est-à-dire bien tasser le contenu dans le contenant, afin que chaque pot présente bien. Puis visser un couvercle et c’est toubon. C’est ce qui a pris le plus de temps, nous avons fait environ 250 pots de 175 mL dans la matinée.
Ensuite ils sont passés à 85°C pendant une demi-heure pour pasteurisation, bien que tout l’environnement soit déjà assez « sécurisé » :

Enfin les pots sont remis à l’air libre pour refroidissement et ils sont alors prêts à la consommation (viendront encore les phases d’étiquetage et de livraison aux points de vente).

Après un chouette yakisoba (nouilles + légumes et viande à la plancha) pour le repas de midi, nous avons fait une pause puis nous avons travaillé, Julia et moi, sur le futur stand de Janie pour un salon de producteurs (b2b, pour les entreprises). Il s’agit de réaliser un dessin de grand-père pommier, le doyen du verger, le logo-mascotte de l’entreprise, de manière très « fait maison », au feutre ou pinceau sur une toile de jute. Nous avons donc testé différentes couleurs et rendus, ainsi que différentes formes et esthétiques. Après-midi arty, photo du résultat à venir !

Petit passage dans un supermarché japonais pour la première fois, ce qui nous permet de partager avec vous deux photos. Le reste du temps, à Tokyo et ici, c’était dans des kombinis, donc des épiceries, qui ne vendent pas tout à fait la même chose, notamment pas de légumes frais.

À gauche, des patates douches sacrément allongées (en violet), exceptionnellement non emballées, un fait rare ! Et en sachet, des nagaimo, littéralement des « pommes de terre allongées ». « Naga » signifie allongé, et il y a débat entre nos hôtes sur le fait que la préfecture de « Nagano », où nous sommes, soit ainsi nommée en raison de sa forme allongée. 750 ¥ pour une nagaimo, soit quand même 6 € la patate ! (Apparemment le prix varie beaucoup en fonction de la saison.)
À droite, des bières version mini pour les petites soifs, notamment ces canettes ridicules de 135 mL, soit l’équivalent d’un verre de vin (~600 ¥ les 6 soit 0,80 € la mini-canette).
Si on me demande mon avis (mais ce n’est pas le lieu), le Japon a un véritable problème de suremballage qui semble du à un certain amour (une obsession) pour les belles choses bien présentées. Les patates douces étaient quasiment le seul légume sans sac plastique (individuel ou pour quelques pièces) dans tout le magasin !

Nous avons enfin été prendre le repas du soir dans un·e izakaya (mélange de bar et restaurant), à deux pâtés de maison de chez nous, avec Janie et son mari Akira. C’est ce dernier qui a fait toute la commande, heureusement en quelque sorte car encore une fois les menus sont affichés au mur tout en japonais et sans aucune illustration. Nous avons eu droit à des brochettes de poulet, du poisson pané-sauté (panko, chapelure light) et un ramen, sans oublier la bière et le saké, ainsi qu’une version « une étape avant le saké », qu’ils appellent « nigori sake » (« saké trouble »). Ça a vaguement un goût de pastis ! Un peu plus sucré que le saké habituel, et carrément blanc (mais servi tel quel, pas de mélange à l’eau, il ne titre qu’à 18°).

Une réflexion sur « Embouteillage et journée locale »

Les commentaires sont fermés.